frangaisJean-Simon Aved de Loizerolles, né à Pans en 1732, fut décapité la veille du 9 thermidor an II (26 juillet 1794) . La seule illustration de ce personnage, c'est qu'il passe assez généralement pour être monté sur l'échafaud a la place de son fils, par suite d'une erreur monstrueuse du tribunal révolutionnaire, erreur à laquelle lui-même se serait prêté par dévouement paternel. C'est ce point historique que le manuscrit examine, en s'efforçant de dégager cette affaire des nuages de la fiction. Le manuscrit semble cependant devoir se poursuivre au delà des 7 feuillets que nous proposons.

36 € (+ 4 € de frais de port)

Voici ce qu'écrit le Larousse du XIXe sur cette affaire :

Loizerolles fut en effet arrêté comme suspect et emprisonné à Saint-Lazare avec sa femme et son fils. Ils y étaient à l'époque des fameuses conspirations des prisons, probablement fictives, du moins en partie , mais pour lesquelles tant de malheureux >furent envoyés à la mort. Loizerolles père fut dénoncé par quelques-uns de ces misérables qui faisaient le métier de moutons, >ou policiers spéciaux des prisons, et il fut compris dans une fournée destinée au tribunal révolutionnaire. Le 7 thermidor au >soir, ordre fut donné de le transférer à la Conciergerie. Mais il advint que l'huissier chargé d'aller prendre à Saint-Lazare les >prénoms, âge et qualités du père, n'ayant point demandé s'il y avait plusieurs Loizerolles, copia maladroitement sur le registre >les prénoms, âge et qualités du fils, lesquels se trouvèrent, en conséquence, portés sur l'acte d'accusation qui fut signifié à >Loizerolles. Craignant sans doute d'appeler l'attention sur son fils, il garda le silence ; mais en cela seul consiste son >dévouement paternel ; car le reste de l'acte d'accusation le concernait bien lui-même ; c'était bien Loizerolles père qui avait été dénoncé, c'était bien lui qu'on avait entendu traduire au tribunal comme conspirateur. A l'audience, son identité fut >constatée ; mais alors on s'aperçut de l'erreur du copiste, et une rectification devint nécessaire. Coffinhal rectifia l'erreur >séance tenante et rétablit les prénoms, âge et qualités du véritable accusé. C'est cette correction indispensable qu'on a plus >tard voulu présenter comme un faux. Mais la minute du jugement et toutes les pièces portent bien que ce fut le père qu'on >accusait et qui fut condamné. Le fils n'était ni dénoncé ni accusé. Il n'y eut donc point substitution de personnes, et le père ne >put avoir la noble illusion qu'il mourait pour son fils.